–Le Blog de Catherine Crochot–
Poèmes
Nomade
Tel un scribe de dentelle,
Au bout du bastion tu veilles,
Le vent dans les oreilles,
Face à la mer rebelle.
Lourde dentelle de lettres,
Forme blanche immaculée,
N’osant exprimer tes pensées,
Ni même les transmettre.
Tu n’as rien demandé !
Mais que leur as-tu fait ?
Pourquoi se bagarrer ?
C’est triste à en pleurer !
L’argent est le problème !
Et pourtant il t’aime !
Tu es toujours le même !
Plus petit t’aurais été moins cher !
Mais tu n’aurais pas fait l’affaire !
Voué à rester ancré,
Par la mer agressé,
Nomade sans autre avenir,
Que de voir les autres partir.
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Capucin et Capucine
Jolis petits oiseaux bicolores,
Vos chants nous honorent,
De vos trilles que j’adore
Fêtez le jour qui s’endort.
Et ma journée s’illumine,
Quand au matin Capucine
Se baigne dans sa bassine
Face à la colline.
Capucin sur le vase de Chine
Appelle fort Capucine
Inquiet d’être sans voisine
Face à la vitrine
Puis Capucine sort
Rejoint Capucin sur le rebord
Du vase au reflet d’or
S’appuie sur Capucin et s’endort
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Le bois de la Garoupe à Antibes vous connaissez ?
Une association se bat pour lui redonner un semblant de propreté et de vie. Mais on y fait quelquefois de curieuses rencontres. Je vous laisse juge
Vous n’irez plus au bois…
Vous n’irez plus au bois,
La vieille y a lâché,
Son chien méchant et laid,
Qui veut tous nous manger.
Entrez dans les ronces,
Voyez comme on fonce,
Fuyez, Criez,
Avant d’être tous mangés.
Il nous montre ses crocs,
Et arc boute son dos,
Il est prêt à sauter,
Et à nous renverser.
La vieille a crié,
Quand on lui a demandé,
Son vieux chien d’attacher,
Pour pas se faire manger.
Sa bave a coulé,
Sa fureur a montré,
La muselière a lâché,
Et il nous a mangé.